La préparation d’une demande de financement compétitive dans le cadre d’un grand programme européen d’innovation peut nécessiter des ressources financières considérables, bien avant qu’une entreprise ne reçoive la moindre aide publique. Les projets de décarbonation industrielle exigent souvent des calculs techniques complexes, des évaluations des émissions, des modèles financiers, une documentation spécialisée et l’intervention de conseillers expérimentés. Pour les entreprises qui développent des technologies avancées à faibles émissions de carbone, la préparation du dossier peut ainsi représenter un investissement important à part entière.
Le Danemark a mis en place un mécanisme de financement spécifique pour répondre à cette difficulté. Grâce au programme proINNOVFUNDING, l’Agence danoise de l’énergie accorde des subventions pouvant atteindre 500 000 couronnes danoises (DKK) afin d’aider les entreprises danoises admissibles à préparer leurs demandes de financement auprès du Fonds pour l’innovation de l’Union européenne.
Le dispositif peut couvrir jusqu’à 50 pour cent des dépenses de préparation admissibles, notamment certaines rémunérations versées aux salariés de l’entreprise et les honoraires de consultants externes. Son objectif est d’encourager davantage d’entreprises danoises à participer aux concours européens de financement de l’innovation, tout en améliorant la qualité technique et financière de leurs candidatures.
Pour 2026, le Danemark a affecté 10 millions de DKK au programme proINNOVFUNDING. Le dépôt des demandes a débuté le 12 janvier 2026 et doit prendre fin le 9 décembre 2026 à 12 heures, sauf si les crédits disponibles sont épuisés auparavant.
Ce programme présente un intérêt particulier pour les entreprises développant des technologies de décarbonation industrielle, des solutions d’énergie renouvelable, des infrastructures de captage et de stockage du carbone, des systèmes de stockage d’énergie ainsi que d’autres innovations susceptibles de bénéficier du Fonds pour l’innovation de l’UE.
Il est toutefois essentiel de distinguer les deux instruments de financement, danois et européen.
proINNOVFUNDING finance la préparation d’une demande auprès du Fonds pour l’innovation de l’UE. Il ne finance pas la construction ni la réalisation du projet industriel concerné.
Une entreprise peut recevoir une aide pour préparer une proposition européenne détaillée sans obtenir ensuite de financement du Fonds pour l’innovation. Inversement, le dépôt d’un dossier auprès du programme européen ne donne pas automatiquement droit à la subvention danoise destinée à sa préparation.
Les deux procédures possèdent des exigences, des délais et des démarches administratives distincts.
Les candidats doivent également comprendre que proINNOVFUNDING n’est pas une aide générale à la rédaction de demandes de subvention, accessible pour tous les programmes européens. Son champ d’application se limite aux candidatures déposées dans le cadre des appels admissibles du Fonds pour l’innovation de l’UE, à l’exclusion des enchères concurrentielles organisées par ce fonds.
Cet article explique le fonctionnement du programme danois, les catégories d’entreprises qui peuvent présenter une demande, le calcul du plafond de 500 000 DKK ainsi que les dépenses de préparation et de conseil susceptibles d’être financées. Il examine également la méthode d’évaluation, la procédure de candidature, les conditions de remboursement et les risques financiers pratiques.
En s’appuyant sur les statistiques récentes des financements européens et sur des projets industriels danois documentés, cette analyse montre pourquoi la préparation professionnelle des demandes est devenue un élément important du financement des technologies propres.
Pourquoi le Danemark finance-t-il la préparation des demandes de subvention européennes ?
Le Fonds pour l’innovation de l’Union européenne est l’un des principaux instruments publics de financement du déploiement de technologies innovantes à faibles émissions de carbone.
Alimenté par les recettes du système européen d’échange de quotas d’émission, ce fonds aide les entreprises à rapprocher les technologies avancées de leur exploitation commerciale. Il intervient notamment dans la décarbonation industrielle, la fabrication de technologies propres, les énergies renouvelables, le stockage d’énergie et d’autres projets capables de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Le programme concerne particulièrement les innovations qui ont dépassé la recherche fondamentale, mais qui rencontrent encore des obstacles technologiques, commerciaux ou financiers importants avant leur déploiement à grande échelle.
Ces projets peuvent nécessiter des investissements allant de plusieurs millions à plusieurs centaines de millions d’euros.
Pour les candidats, l’obtention d’un financement européen exige bien davantage que la démonstration des avantages environnementaux d’une technologie.
Une demande compétitive doit établir le degré d’innovation du projet, les émissions de gaz à effet de serre qu’il permettrait d’éviter, sa maturité technique et financière, ses possibilités de reproduction à plus grande échelle et son rapport coût-efficacité.
Ces exigences entraînent des dépenses de préparation considérables.
Les entreprises industrielles peuvent devoir mobiliser leurs équipes d’ingénierie pour calculer les performances techniques, des spécialistes de l’environnement pour élaborer les scénarios d’émissions, des analystes financiers pour évaluer les besoins d’investissement et des conseillers externes pour coordonner le dossier.
Un projet de captage du carbone, par exemple, doit expliquer les technologies employées pour capter, transporter et stocker définitivement le dioxyde de carbone. Sa candidature peut également devoir démontrer la disponibilité des infrastructures de transport, des installations de stockage, des autorisations, des financements et d’un modèle d’exploitation économiquement viable.
Une entreprise envisageant de fabriquer des équipements industriels à faibles émissions de carbone peut devoir justifier sa capacité de production, ses investissements, la demande attendue, sa position concurrentielle et le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La difficulté devient particulièrement importante lorsque la technologie proposée n’a pas encore été démontrée à l’échelle industrielle envisagée.
L’Agence danoise de l’énergie reconnaît que le coût de préparation de ces documents peut dissuader des entreprises pourtant prometteuses de participer aux concours européens.
Le programme proINNOVFUNDING cherche à réduire cet obstacle financier.
En prenant en charge une partie des travaux préparatoires, le Danemark souhaite augmenter à la fois le nombre de candidatures présentées par ses entreprises et la qualité de ces dossiers.
Cette approche constitue un modèle différent de soutien public à l’innovation.
Au lieu de financer uniquement la technologie innovante, l’État investit aussi dans le travail professionnel nécessaire pour obtenir des subventions européennes beaucoup plus importantes.
L’avantage potentiel pour le Danemark est considérable. Une contribution nationale de quelques centaines de milliers de couronnes danoises peut aider une entreprise à préparer un dossier sollicitant plusieurs millions d’euros de financement européen.
Ce résultat reste néanmoins incertain. Une candidature bien préparée améliore la qualité du dossier, mais ne garantit pas l’obtention d’une subvention du Fonds pour l’innovation.
Quel est le niveau de concurrence au sein du Fonds pour l’innovation de l’UE ?
Les derniers chiffres disponibles concernant les candidatures montrent pourquoi les entreprises peuvent investir des sommes importantes dans la préparation d’un dossier solide.
L’appel « Technologies à zéro émission nette 2025 » du Fonds pour l’innovation a été ouvert en décembre 2025 et clôturé le 23 avril 2026. Il a reçu 358 candidatures provenant de 27 pays de l’Espace économique européen.
Les candidats ont demandé au total environ 17,5 milliards d’euros de financement.
Le budget disponible était de 2,9 milliards d’euros.
Autrement dit, le montant total demandé représentait environ six fois les fonds disponibles.
Les candidatures concernaient des projets de décarbonation industrielle, la fabrication de technologies propres, des installations de démonstration et d’autres investissements destinés à soutenir la transition européenne vers la neutralité climatique.
L’appel précédent, organisé en 2024 dans le cadre du Fonds pour l’innovation, avait été tout aussi concurrentiel.
Il avait attiré 359 candidatures provenant de 28 pays, pour des demandes de financement dépassant de plus de neuf fois le budget disponible.
En novembre 2025, la Commission européenne avait initialement retenu 61 projets dans le cadre de cet appel afin de poursuivre les démarches préparatoires à la conclusion des conventions de subvention.
Au 24 mars 2026, 54 projets avaient signé leurs conventions de subvention, obtenant au total environ 2,7 milliards d’euros de financement du Fonds pour l’innovation.
La différence entre le nombre de projets initialement sélectionnés et celui des conventions signées est importante. Être retenu pour la préparation d’une convention constitue une étape majeure, mais ne signifie pas que toutes les conditions nécessaires à la signature définitive ont été remplies.
Tableau 1. Concurrence et résultats récents des appels du Fonds pour l’innovation de l’UE
| Indicateur | Fonds pour l’innovation 2024 | Fonds pour l’innovation 2025 |
|---|---|---|
| Candidatures reçues | 359 | 358 |
| Pays représentés | 28 | 27 |
| Date de clôture de l’appel | 24 avril 2025 | 23 avril 2026 |
| Demandes par rapport au financement disponible | Plus de neuf fois le budget | Environ six fois le budget |
| Budget disponible lors de l’ouverture | 2,4 milliards d’euros | 2,9 milliards d’euros |
| Projets initialement sélectionnés | 61, annoncés en novembre 2025 | Sélection définitive non établie par les statistiques de candidature |
| Conventions de subvention signées | 54 projets en mars 2026 | Non établies par les statistiques de candidature |
| Valeur confirmée des conventions signées | Environ 2,7 milliards d’euros en mars 2026 | Pas encore établie dans les données citées |
Le budget disponible au lancement d’un appel et le montant finalement engagé dans les conventions signées peuvent différer. Les données de 2024 comprennent les résultats ultérieurs de la sélection et des conventions, tandis que celles de 2025 décrivent principalement les demandes déposées.
Ces résultats offrent un éclairage utile sur la valeur économique d’une préparation professionnelle des candidatures.
Une entreprise peut se trouver en concurrence avec des centaines de candidats présentant des projets industriels sophistiqués, disposant d’équipes d’ingénierie expérimentées et de ressources financières importantes.
La qualité du dossier peut influencer la capacité des évaluateurs à comprendre clairement l’innovation et à considérer le projet comme suffisamment mûr pour être réalisé.
Toutefois, une forte concurrence ne signifie pas que la qualité rédactionnelle détermine à elle seule le succès.
La technologie sous-jacente, l’équilibre économique du projet, son impact environnemental et la capacité de mise en œuvre restent essentiels.
Un spécialiste des demandes de subvention peut améliorer l’organisation et la présentation des preuves, mais il ne peut pas transformer une idée industrielle encore immature en un projet d’investissement abouti par la seule force d’une rédaction convaincante.
Cette distinction est fondamentale pour comprendre la finalité de proINNOVFUNDING.

Qu’est-ce que proINNOVFUNDING ?
proINNOVFUNDING est un programme national danois de subventions administré par l’Agence danoise de l’énergie, appelée Energistyrelsen au Danemark.
Il fournit une aide financière spécifiquement destinée à la préparation de demandes auprès du Fonds pour l’innovation de l’UE.
Le programme vise à soutenir les entreprises danoises qui présentent des projets devant être réalisés au Danemark.
Il peut financer les dépenses admissibles de personnel interne et l’achat de prestations de conseil externes directement liées à l’élaboration de la proposition européenne.
Pour 2026, l’enveloppe du dispositif s’élève à 10 millions de DKK.
La subvention maximale atteint 500 000 DKK par demande, et l’aide publique ne peut pas dépasser 50 pour cent des dépenses de préparation admissibles.
Les candidatures sont examinées au fur et à mesure, selon l’ordre de réception des dossiers complets, jusqu’à épuisement du budget ou jusqu’à l’échéance officielle.
Ce principe ne supprime pas l’évaluation qualitative.
L’Agence danoise de l’énergie examine si le projet concerné est réellement susceptible de satisfaire aux critères du Fonds pour l’innovation de l’UE. Une demande qui ne démontre pas une qualité suffisante peut être rejetée, même lorsque des fonds restent disponibles dans le budget national.
Le programme est également soumis aux règles européennes relatives aux aides d’État de minimis, qui peuvent limiter les montants accessibles aux entreprises ayant déjà bénéficié d’autres aides publiques relevant de ce régime.
Tableau 2. proINNOVFUNDING : principales conditions pour 2026
| Paramètre du programme | Condition officielle |
|---|---|
| Pays | Danemark |
| Programme | proINNOVFUNDING |
| Autorité responsable | Agence danoise de l’énergie |
| Enveloppe totale pour 2026 | 10 millions de DKK |
| Subvention maximale par demande | 500 000 DKK |
| Taux maximal d’aide | 50 pour cent des dépenses de préparation admissibles |
| Candidats admissibles | Personnes morales immatriculées au Danemark |
| Lieu de réalisation du projet principal | Danemark |
| Activité admissible | Préparation d’une demande de subvention admissible auprès du Fonds pour l’innovation de l’UE |
| Rémunérations du personnel interne | Admissibles, sous réserve d’une limite particulière |
| Prestations de conseil externes | Admissibles lorsqu’elles sont directement liées à la préparation du dossier |
| Contribution maximale aux rémunérations internes | 50 pour cent de la subvention danoise accordée |
| Enchères concurrentielles | Exclues |
| Ouverture des candidatures | 12 janvier 2026 à 12 heures |
| Date limite publiée | 9 décembre 2026 à 12 heures |
| Clôture anticipée | Possible si le budget est épuisé |
| Méthode d’examen | Évaluation progressive des dossiers complets |
| Délai indicatif de réponse | Environ dix jours ouvrables |
| Délai d’acceptation de l’aide | Quatre semaines après la notification de la décision |
| Versement | Après présentation des justificatifs requis, notamment du rapport européen d’évaluation |
| Cadre juridique des aides d’État | Régime de minimis |
L’enveloppe annoncée de 10 millions de DKK ne doit pas être confondue avec le budget encore disponible à un moment donné.
Par exemple, diviser 10 millions de DKK par le plafond de 500 000 DKK permet d’estimer une capacité théorique de financement de 20 demandes au montant maximal.
Il ne s’agit que d’un calcul de capacité budgétaire.
Ce résultat ne permet pas de déterminer combien d’entreprises ont déjà reçu une subvention, quelle somme a été engagée ni si le budget restant suffit pour accorder une nouvelle aide maximale.
Les montants effectivement attribués peuvent varier considérablement d’un candidat à l’autre.
De même, l’existence d’une date limite en décembre ne garantit pas que les crédits resteront disponibles jusqu’à cette échéance.
Les entreprises devraient donc vérifier l’état actuel du programme avant d’engager des ressources importantes dans la préparation de leur candidature.
Quelles entreprises peuvent demander la subvention danoise ?
La principale condition d’admissibilité est que le candidat soit une personne morale immatriculée au Danemark.
Le projet industriel pour lequel la proposition européenne est préparée doit également être réalisé au Danemark.
Ces deux exigences doivent être examinées séparément.
Une société enregistrée au Danemark ne sera pas nécessairement admissible si son projet destiné au Fonds pour l’innovation concerne une installation industrielle entièrement située dans un autre pays.
De même, une entreprise étrangère prévoyant un projet admissible au Danemark ne doit pas supposer qu’elle peut automatiquement obtenir proINNOVFUNDING sans remplir l’exigence relative à l’immatriculation d’une personne morale danoise.
La présence d’actionnaires internationaux n’équivaut pas en elle-même à une absence d’immatriculation au Danemark.
Une filiale danoise appartenant à un groupe industriel international peut potentiellement satisfaire à cette condition, pour autant que la personne morale concernée respecte également toutes les autres exigences.
Toutefois, les relations au sein du groupe peuvent influencer le calcul des aides de minimis et les obligations de déclaration de l’entreprise.
Les candidats doivent donc identifier précisément l’entité juridique qui recevra la subvention danoise de préparation et confirmer son rôle dans la future candidature européenne.
Le programme présente un intérêt particulier pour les entreprises disposant de projets industriels suffisamment développés pour répondre aux critères techniques et financiers du Fonds pour l’innovation.
Les candidats potentiels peuvent notamment comprendre des fabricants développant des procédés de production à faibles émissions de carbone, des entreprises énergétiques mettant en œuvre des technologies renouvelables innovantes, des industriels préparant des installations de captage du carbone et des sociétés produisant des équipements destinés à des activités industrielles moins émettrices.
L’appartenance à un secteur économique donné ne suffit pas à déterminer l’admissibilité.
La proposition principale doit relever du champ d’application de l’appel de subventions concerné du Fonds pour l’innovation.
Un projet ordinaire d’expansion commerciale, dépourvu d’innovation substantielle ou de potentiel significatif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, correspondrait généralement mal aux objectifs du dispositif.
Il en va de même pour les projets qui se trouvent encore au stade d’une idée préliminaire, sans preuves convaincantes de leur maturité technique et financière.
Il est également important de souligner que proINNOVFUNDING ne couvre pas les candidatures aux enchères concurrentielles du Fonds pour l’innovation, y compris certains mécanismes d’enchères destinés à financer l’hydrogène ou la chaleur industrielle.
Ces concours suivent des procédures différentes de celles des appels à subventions admissibles.
Les candidats doivent donc vérifier le concours européen précis auquel ils envisagent de participer, au lieu de supposer que tous les instruments portant le nom de Fonds pour l’innovation sont couverts par le programme danois.
Quelles dépenses de préparation peuvent être financées ?
L’Agence danoise de l’énergie distingue deux grandes catégories de dépenses admissibles.
La première concerne les rémunérations des salariés de l’entreprise qui travaillent directement à la préparation de la demande auprès du Fonds pour l’innovation de l’UE.
La seconde concerne l’achat de prestations de conseil externes nécessaires à l’élaboration du dossier.
Ces catégories sont relativement ciblées, mais les travaux couverts peuvent être très complexes sur le plan technique.
Le personnel interne peut comprendre des ingénieurs chargés des descriptions techniques, des spécialistes financiers préparant les calculs d’investissement, des experts environnementaux analysant les émissions ou des responsables coordonnant les informations nécessaires à la candidature.
Les consultants externes peuvent fournir une expertise en préparation de demandes de subvention, en modélisation financière, en calcul des émissions, en analyse technique ou dans d’autres domaines spécialisés directement liés au dossier.
La condition essentielle est que les dépenses soient nécessaires, pertinentes et directement attribuables à la préparation de la candidature précise au Fonds pour l’innovation.
Les règles officielles du programme excluent les frais généraux du budget admissible.
Les dépenses admissibles sont calculées hors taxe sur la valeur ajoutée, conformément aux règles spécifiques du dispositif.
Une entreprise ne peut pas simplement inclure les coûts de l’ensemble de son administration, de ses opérations commerciales courantes ou de la construction de l’installation industrielle proposée.
Tableau 3. Exemples pratiques de dépenses de préparation admissibles et non admissibles
| Dépense envisagée | Traitement dans le cadre de proINNOVFUNDING |
|---|---|
| Temps consacré par les ingénieurs à la préparation du dossier technique | Dépenses de rémunération interne potentiellement admissibles |
| Travail du personnel financier sur le modèle d’investissement et de financement | Dépenses de rémunération interne potentiellement admissibles |
| Travail d’un spécialiste de l’environnement sur le calcul des émissions | Dépenses de rémunération interne potentiellement admissibles |
| Consultant externe spécialisé dans les demandes de subvention | Catégorie admissible si la prestation est directement liée à la candidature |
| Spécialiste externe de l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre | Prestation de conseil potentiellement admissible |
| Vérification externe du modèle financier | Prestation de conseil potentiellement admissible |
| Conseil sur la présentation et la justification de l’innovation | Prestation de conseil potentiellement admissible |
| Achat de machines de production | En dehors des catégories prévues pour la préparation de la candidature |
| Construction d’une installation industrielle de démonstration | Ne constitue pas une dépense de préparation du dossier |
| Loyer habituel des bureaux et frais administratifs généraux | Exclus du budget particulier du programme |
| Taxe sur la valeur ajoutée | Exclue du calcul des coûts admissibles |
| Dépenses engagées avant la décision danoise d’attribution | Non admissibles à un remboursement rétroactif |
Les exemples de prestations de conseil illustrent l’application possible des deux catégories de dépenses officiellement prévues. Ils ne constituent pas une liste indépendante de services automatiquement approuvés par l’Agence danoise de l’énergie.
Pour les professionnels de la préparation des demandes de subvention, cette disposition crée un lien direct entre les financements publics et les services spécialisés.
Une entreprise qui prépare une candidature européenne techniquement complexe peut avoir besoin de plusieurs conseillers aux compétences complémentaires.
Un consultant principal peut coordonner la proposition et intégrer les travaux des spécialistes techniques. Un conseiller financier peut préparer le modèle d’investissement. Un spécialiste des émissions peut vérifier les calculs environnementaux.
Chaque prestation doit avoir un lien clair avec la préparation du dossier et être étayée par des documents contractuels et financiers appropriés.
Les conditions générales de l’Agence danoise de l’énergie imposent également une utilisation économe des fonds publics.
Lorsque cela est pertinent, les bénéficiaires devraient obtenir plusieurs offres commerciales pour les prestations sous-traitées afin de démontrer le caractère raisonnable des coûts proposés.
Cette exigence est particulièrement importante lorsque les contrats de conseil représentent une part substantielle du budget de préparation.
Des honoraires élevés devraient donc être justifiés par une description crédible des travaux, des compétences nécessaires et des résultats attendus.
Comprendre le calcul de la subvention maximale de 500 000 DKK
Le montant maximal de proINNOVFUNDING est soumis à deux limites financières.
Premièrement, la subvention ne peut dépasser 50 pour cent des dépenses admissibles de préparation.
Deuxièmement, le plafond absolu est fixé à 500 000 DKK pour une demande auprès du Fonds pour l’innovation de l’UE.
Une entreprise prévoyant 400 000 DKK de dépenses admissibles pourrait donc théoriquement obtenir jusqu’à 200 000 DKK.
Une société dont les coûts admissibles atteindraient 600 000 DKK pourrait théoriquement recevoir jusqu’à 300 000 DKK.
Pour atteindre le montant maximal de 500 000 DKK avec un taux d’aide de 50 pour cent, les dépenses admissibles de préparation doivent s’élever à au moins 1 million de DKK.
Si le budget de préparation dépasse 1 million de DKK, la subvention reste plafonnée à 500 000 DKK.
La part effective du financement public diminue donc lorsque le coût total de préparation augmente.
Le calcul préliminaire simplifié est le suivant :
Subvention danoise maximale théorique = Le plus faible des deux montants suivants : 50 pour cent des dépenses admissibles de préparation ou 500 000 DKK.
Cependant, le programme impose également une restriction particulière concernant la contribution affectée aux salariés de l’entreprise.
La partie de la subvention consacrée aux rémunérations internes ne peut dépasser 50 pour cent du montant accordé.
Pour une subvention maximale de 500 000 DKK, la contribution publique destinée aux rémunérations internes ne peut donc excéder 250 000 DKK.
Cette restriction concerne la part des salaires financée par la subvention publique. Elle ne signifie pas que l’entreprise n’a pas le droit de consacrer plus de 250 000 DKK de son budget total de préparation à ses salariés.
Le calcul doit être correctement présenté dans le budget soumis.
Tableau 4. Scénarios hypothétiques de financement proINNOVFUNDING
| Situation de préparation | Budget total admissible | Subvention danoise maximale théorique | Financement nécessaire provenant d’autres sources | Part effective du financement public |
|---|---|---|---|---|
| Petite candidature | 300 000 DKK | 150 000 DKK | 150 000 DKK | 50 pour cent |
| Candidature de taille moyenne | 500 000 DKK | 250 000 DKK | 250 000 DKK | 50 pour cent |
| Candidature complexe | 700 000 DKK | 350 000 DKK | 350 000 DKK | 50 pour cent |
| Grande candidature industrielle | 1 000 000 DKK | 500 000 DKK | 500 000 DKK | 50 pour cent |
| Candidature de très grande ampleur | 1 250 000 DKK | 500 000 DKK | 750 000 DKK | 40 pour cent |
| Préparation particulièrement approfondie | 1 500 000 DKK | 500 000 DKK | 1 000 000 DKK | Environ 33,3 pour cent |
Ces chiffres sont des calculs hypothétiques fondés sur les plafonds publiés. Ils supposent que les dépenses sont admissibles et que la limite particulière relative au financement des rémunérations internes est respectée. Ils ne correspondent pas à des subventions réellement approuvées.
Le tableau montre une caractéristique importante du mécanisme de financement.
Le programme est proportionnellement le plus avantageux lorsque le budget de préparation ne dépasse pas le niveau à partir duquel le plafond de 500 000 DKK devient contraignant.
Pour les propositions industrielles particulièrement complexes, les candidats doivent néanmoins être prêts à financer eux-mêmes une part plus importante du budget.
Une entreprise ne doit pas conclure qu’un budget de conseil plus élevé entraînera automatiquement une contribution publique plus importante.
Elle ne devrait pas non plus sélectionner ses conseillers externes uniquement dans le but d’utiliser la subvention maximale disponible.
Le budget doit correspondre aux travaux de préparation réellement nécessaires.
Exemple détaillé : la préparation d’un projet de décarbonation industrielle
Prenons le cas hypothétique d’une entreprise manufacturière danoise développant un nouveau système de récupération de chaleur industrielle et d’électrification.
Cette technologie vise à réduire les émissions d’un procédé de production à haute température en récupérant la chaleur perdue et en remplaçant une partie de la consommation de combustibles fossiles par de l’électricité renouvelable.
L’entreprise envisage de présenter une candidature à un appel à subventions approprié du Fonds pour l’innovation de l’UE.
Son projet européen pourrait finalement nécessiter plusieurs millions d’euros d’investissement, mais la préparation de la demande de financement constitue une activité distincte.
Pour élaborer une proposition techniquement crédible, l’entreprise doit documenter le procédé industriel existant, établir une situation de référence pour les émissions, estimer les réductions attendues de gaz à effet de serre, expliquer la technologie innovante et préparer un modèle d’investissement complet.
Elle doit également fournir des éléments concernant les autorisations, les calendriers de construction, l’intégration industrielle, la demande commerciale et la préparation à l’exploitation.
Supposons que l’entreprise établisse un budget de préparation de 1 million de DKK.
Tableau 5. Exemple de budget de préparation d’une candidature de 1 million de DKK
| Activité de préparation | Catégorie de coûts | Dépenses estimées |
|---|---|---|
| Ingénierie interne et documentation technologique | Rémunérations internes | 220 000 DKK |
| Travaux internes de financement et de gestion du projet | Rémunérations internes | 180 000 DKK |
| Conseil spécialisé dans les demandes de subvention européennes | Prestations externes | 260 000 DKK |
| Évaluation indépendante des émissions de gaz à effet de serre | Prestations externes | 150 000 DKK |
| Examen du modèle financier et de la préparation à l’investissement | Prestations externes | 120 000 DKK |
| Vérification technique externe et contrôle de conformité | Prestations externes | 70 000 DKK |
| Total des rémunérations internes | 400 000 DKK | |
| Total des prestations de conseil externes | 600 000 DKK | |
| Total des dépenses de préparation | 1 000 000 DKK |
Tous les montants sont hypothétiques et servent à illustrer la construction d’un budget. Les catégories et les sommes ne constituent ni des coûts préalablement approuvés ni les dépenses d’un bénéficiaire danois identifié.
Avec 1 million de DKK de dépenses admissibles, la subvention maximale théorique proINNOVFUNDING serait de 500 000 DKK.
Une répartition simplifiée pourrait affecter 200 000 DKK de cette aide aux rémunérations internes justifiées et 300 000 DKK aux prestations externes.
La part consacrée aux salariés de l’entreprise représenterait alors 40 pour cent de la subvention, ce qui resterait inférieur au plafond de 50 pour cent applicable à cette catégorie.
L’entreprise devrait donc financer elle-même les 500 000 DKK restants du budget de préparation.
Cette répartition montre comment une société peut associer ses ressources techniques internes à des conseillers externes tout en respectant les limites financières du programme.
La question suivante consiste à déterminer si les travaux proposés sont justifiés.
L’équipe d’ingénierie devrait produire des documents techniques réellement nécessaires à la demande auprès du Fonds pour l’innovation.
L’évaluation des émissions de gaz à effet de serre devrait reposer sur des calculs et des hypothèses documentés plutôt que sur de simples estimations non étayées.
Le modèle financier devrait expliquer comment l’installation industrielle envisagée serait financée et exploitée, en tenant compte des coûts d’investissement, des dépenses d’exploitation et des recettes ou économies attendues.
Le consultant spécialisé dans les demandes de subvention devrait intégrer ces informations dans un dossier cohérent répondant directement aux critères européens d’évaluation.
L’entreprise doit pouvoir démontrer l’utilité et les résultats de chaque dépense importante.
Comment calculer les coûts des salariés de l’entreprise ?
L’un des aspects les plus techniques de proINNOVFUNDING concerne le calcul des dépenses de rémunération internes admissibles.
Les conditions générales de l’Agence danoise de l’énergie prévoient une méthode particulière pour déterminer le taux horaire des salariés rémunérés mensuellement.
Le calcul consiste à diviser la rémunération annuelle brute réelle du salarié par 1 642 heures.
La rémunération brute prise en compte peut comprendre les éléments salariaux admissibles et les cotisations de retraite versées par l’employeur, conformément aux règles applicables.
Le taux horaire obtenu est ensuite multiplié par le nombre d’heures directement consacrées à l’activité soutenue.
Prenons l’exemple d’un salarié dont la rémunération annuelle brute admissible est de 657 000 DKK.
La division de cette somme par 1 642 donne un taux horaire d’environ 400,12 DKK.
Si le salarié consacre 150 heures admissibles à la préparation du dossier destiné au Fonds pour l’innovation, les coûts internes calculés atteindraient environ 60 018 DKK.
Il s’agit d’un calcul illustratif fondé sur la formule publiée.
Le montant exact doit être déterminé à partir des rémunérations réellement admissibles et du temps de travail correctement documenté.
Lorsque la décision d’octroi impose un relevé des heures, les salariés doivent enregistrer régulièrement le temps consacré au projet, avec validation par un responsable compétent ou une personne autorisée.
L’entreprise ne devrait pas calculer ces dépenses à partir de tarifs de conseil arbitraires ou d’estimations non justifiées du temps de travail.
Tableau 6. Exemple de calcul des dépenses de personnel interne
| Fonction du salarié | Rémunération annuelle brute admissible | Taux horaire approximatif | Heures admissibles de préparation | Dépenses salariales calculées |
|---|---|---|---|---|
| Ingénieur technique | 657 000 DKK | 400,12 DKK | 150 | 60 018 DKK |
| Analyste financier | 574 700 DKK | 350,00 DKK | 120 | 42 000 DKK |
| Spécialiste de l’environnement | 739 000 DKK | 450,06 DKK | 180 | 81 011 DKK |
| Total | 450 | 183 029 DKK |
Les montants sont arrondis et fournis à titre illustratif. Les dépenses salariales réellement admissibles dépendent des données de paie documentées, des éléments de rémunération autorisés, des heures admissibles et des conditions applicables à la subvention.
Il faut également distinguer les règles particulières de proINNOVFUNDING des conditions générales de l’Agence danoise de l’énergie.
Les conditions générales contiennent des dispositions relatives aux frais généraux pour certains projets.
Toutefois, les directives propres à proINNOVFUNDING excluent expressément les frais généraux des dépenses admissibles de préparation.
Les règles particulières du programme doivent donc prévaloir lors de l’établissement du budget.
Une entreprise ne devrait pas ajouter automatiquement des dépenses ordinaires de bureau ou un taux forfaitaire de frais généraux à ses calculs de rémunérations internes.
Les cinq critères d’évaluation qui déterminent la maturité du projet
Bien que les candidatures soient examinées progressivement, l’Agence danoise de l’énergie n’accorde pas simplement une subvention à toute entreprise danoise immatriculée.
Elle évalue le projet européen envisagé selon cinq critères correspondant au cadre d’appréciation du Fonds pour l’innovation.
Chaque critère reçoit une note comprise entre zéro et cinq, avec des paliers d’un demi-point.
Une note de trois correspond à une réponse satisfaisante qui présente néanmoins certaines lacunes.
Une note de quatre indique une très bonne réponse comportant relativement peu de faiblesses, tandis que cinq représente une évaluation excellente.
L’élément décisif est le seuil minimal.
Une candidature doit obtenir au moins trois points dans chacun des cinq domaines évalués.
Une proposition recevant moins de trois points dans un ou plusieurs domaines est considérée comme insuffisamment adaptée au soutien et peut être rejetée.
Une très bonne performance dans un domaine ne compense donc pas automatiquement une faiblesse importante dans un autre.
Tableau 7. Les cinq critères d’évaluation de proINNOVFUNDING
| Critère d’évaluation | Ce que le candidat doit démontrer | Note minimale |
|---|---|---|
| Degré d’innovation | Une technologie qui dépasse l’état actuel de la technique | 3 sur 5 |
| Émissions de gaz à effet de serre évitées | Un potentiel crédible de réduction ou d’évitement des émissions | 3 sur 5 |
| Maturité du projet | Une préparation technique, financière et opérationnelle suffisante | 3 sur 5 |
| Possibilités de reproduction | Un potentiel d’application plus large, d’adoption par le marché et de compétitivité industrielle | 3 sur 5 |
| Rapport coût-efficacité | Une relation crédible entre les coûts du projet et les émissions de gaz à effet de serre évitées | 3 sur 5 |
Le critère d’innovation exige que l’entreprise explique en quoi sa technologie se distingue véritablement des solutions industrielles existantes.
Une installation industrielle proposée peut utiliser des équipements avancés, mais le simple emploi de machines déjà commercialisées dans une configuration classique ne démontre pas nécessairement un degré d’innovation suffisant.
Le candidat doit identifier l’avancée technologique précise et expliquer sa pertinence pour la décarbonation industrielle.
Le critère des émissions porte sur les effets environnementaux de la solution proposée.
L’entreprise doit établir une situation de référence défendable et expliquer comment la technologie modifiera les émissions par rapport à un scénario de comparaison approprié.
Cela peut nécessiter des calculs de consommation énergétique, de substitution de combustibles, de performances du captage du carbone ou d’autres paramètres environnementaux pertinents.
Le critère de maturité est particulièrement important, car le Fonds pour l’innovation soutient le déploiement des technologies et non leur simple conception théorique.
La maturité technique exige des preuves que la technologie peut fonctionner à l’échelle proposée.
La maturité financière concerne la crédibilité des coûts d’investissement, des sources de financement, des conditions économiques d’exploitation et de la capacité du projet à atteindre une structure financière viable.
La maturité opérationnelle porte sur les calendriers de réalisation, les autorisations, les approvisionnements, la planification de la construction et la capacité pratique d’exploiter l’installation.
Les possibilités de reproduction examinent si la technologie proposée pourrait être utilisée plus largement.
Une innovation réussie peut présenter une valeur particulièrement importante lorsqu’elle peut être appliquée à plusieurs installations industrielles ou secteurs, plutôt qu’à une seule situation exceptionnelle.
Toutefois, les affirmations concernant son déploiement plus large doivent être étayées par des preuves de compatibilité technique, de demande commerciale et de conditions réalistes de mise en œuvre.
Enfin, le rapport coût-efficacité examine la relation entre les dépenses du projet et les émissions de gaz à effet de serre évitées.
Les candidats doivent utiliser la méthode prescrite par l’appel concerné du Fonds pour l’innovation plutôt que de simples calculs destinés à promouvoir le projet.
Un projet technologiquement remarquable, mais présentant un financement fragile, des modalités de réalisation incertaines ou des avantages environnementaux insuffisamment documentés, peut ne pas atteindre le seuil minimal.
C’est pourquoi la maturité du projet devrait être évaluée avant d’engager des ressources importantes dans la préparation du dossier.

Déposer une demande sur le portail de l’Agence danoise de l’énergie
Les candidatures sont déposées par voie électronique sur le portail spécialisé de l’Agence danoise de l’énergie.
La procédure officielle exige que le candidat s’identifie au moyen de MitID Erhverv, associé au numéro d’immatriculation danois CVR de l’entreprise.
Un compte MitID personnel ne peut pas remplacer l’identification professionnelle exigée pour ce programme.
Le candidat doit fournir les informations juridiques de l’entreprise et les renseignements relatifs au projet envisagé.
La personne qui soumet le dossier doit être juridiquement habilitée à représenter la société ou disposer d’une procuration appropriée.
Le portail permet à des participants autorisés de contribuer à la préparation et à la modification de la demande, mais le dépôt définitif doit respecter les exigences de représentation légale.
Cette distinction est importante pour les entreprises faisant appel à des consultants externes spécialisés dans les subventions.
Un consultant peut participer à la préparation des documents techniques et financiers, mais la responsabilité du dépôt juridiquement valable demeure celle du candidat et de ses représentants dûment habilités.
La demande danoise doit elle-même contenir une présentation concise et convaincante du projet européen proposé.
La limite publiée est fixée à dix pages standard, chaque page standard correspondant à 2 400 caractères, espaces compris.
Il s’agit d’une contrainte rédactionnelle importante.
Les candidats doivent démontrer la nouveauté technologique, les avantages environnementaux, la maturité, les possibilités de reproduction et le rapport coût-efficacité dans un document relativement court.
Une longue présentation générale de l’entreprise sera probablement moins utile qu’une explication structurée appuyée par des preuves techniques claires.
La candidature exige également un budget préparé au moyen du modèle financier officiel.
L’entreprise doit préciser le montant demandé, le taux de financement et les dépenses admissibles concernées.
La période de préparation envisagée doit être indiquée.
Les déclarations relatives aux aides de minimis et à la représentation de l’entreprise doivent également être fournies, ainsi que les autorisations nécessaires.
Un dossier n’est pas considéré comme complet lorsque des déclarations obligatoires ou des pièces justificatives manquent.
Puisque les décisions sont prises selon l’ordre de réception des candidatures complètes, l’exhaustivité documentaire a une conséquence financière concrète.
Une entreprise qui dépose sa demande tôt, mais omet des pièces essentielles, ne doit pas supposer qu’elle bénéficie d’un avantage sur un autre candidat ayant transmis un dossier complet.
L’Agence danoise de l’énergie vise un délai d’examen d’environ dix jours ouvrables après réception.
Toutefois, elle peut demander des informations complémentaires, et le délai publié ne doit pas être interprété comme une garantie de décision définitive en exactement dix jours.
Si la candidature est approuvée, l’entreprise reçoit une notification d’attribution par le portail.
La décision doit être acceptée dans les quatre semaines suivant sa notification.
Le bénéficiaire devrait examiner attentivement toutes les conditions particulières avant d’accepter l’aide.
Pourquoi le calendrier de préparation peut déterminer l’admissibilité
Les règles relatives aux dates sont particulièrement importantes, car proINNOVFUNDING ne prévoit pas de remboursement rétroactif.
Les dépenses ne deviennent admissibles qu’après la décision d’attribution rendue par l’Agence danoise de l’énergie.
La période de préparation soutenue se termine au plus tard à la date limite de dépôt de la demande auprès du Fonds pour l’innovation de l’UE concerné.
Les entreprises doivent donc respecter une succession précise d’étapes.
Une société peut mener des réflexions préliminaires avant de demander proINNOVFUNDING, mais elle ne doit pas supposer que les coûts des travaux déjà achevés avant l’attribution danoise pourront être financés ultérieurement.
Supposons qu’une entreprise manufacturière engage un cabinet de conseil en septembre et obtienne sa subvention proINNOVFUNDING en octobre.
Les prestations effectuées avant la date d’attribution ne seraient pas admissibles à un financement rétroactif dans le cadre du dispositif danois.
Seuls les coûts appropriés engagés pendant la période approuvée peuvent être pris en compte, sous réserve des conditions de la subvention.
L’entreprise doit donc décider quand commencer les travaux rémunérés et quelles dépenses elle peut financer indépendamment de l’aide publique.
Attendre la décision danoise peut réduire le volume des dépenses susceptibles d’être remboursées si la date limite européenne approche.
À l’inverse, engager la majeure partie des prestations de conseil avant l’obtention de la subvention danoise peut placer une part importante du budget hors de la période admissible.
Il est donc essentiel de déposer la demande suffisamment tôt et de planifier soigneusement les travaux.
Un autre problème de calendrier concerne les candidats de la fin de l’année 2026.
L’appel « Technologies à zéro émission nette 2025 » du Fonds pour l’innovation s’est clôturé le 23 avril 2026. Le fait que le dispositif danois proINNOVFUNDING possède une échéance nationale plus tardive ne signifie pas qu’il soit encore possible de déposer des propositions à cet appel européen déjà fermé.
Les candidats doivent identifier un futur appel approprié, ou un autre appel pertinent du Fonds pour l’innovation de l’UE, vérifier ses règles et s’assurer que leur calendrier de préparation correspond aux conditions de la subvention danoise.
Ils ne doivent pas supposer que le prochain concours européen aura exactement le même champ d’application, le même budget ou la même date limite que le précédent.
Les calendriers danois et européen doivent être coordonnés séparément.
À quel moment la subvention danoise est-elle réellement versée ?
L’attribution de proINNOVFUNDING ne signifie pas que le montant total est immédiatement transféré à l’entreprise.
Le programme fonctionne selon des modalités de remboursement liées à la preuve que la candidature au Fonds pour l’innovation de l’UE a été déposée et évaluée.
L’Agence danoise de l’énergie exige un rapport de synthèse de l’évaluation, désigné par le sigle ESR, ou un document équivalent provenant du Fonds pour l’innovation.
Ce document confirme que la candidature européenne a été soumise au processus d’évaluation concerné.
La distinction entre dépôt et évaluation est importante.
Une entreprise ne doit pas supposer que le simple téléversement de sa proposition sur le portail européen suffit à déclencher immédiatement le paiement de la subvention danoise.
Les documents financiers et les rapports exigés doivent également être transmis et approuvés.
Selon les conditions générales de l’Agence danoise de l’énergie, le remboursement intervient après réception et approbation des comptes pertinents, de la demande de paiement et des rapports éventuellement requis.
Le programme ne fait pas de l’obtention de la subvention européenne une condition distincte du paiement de l’aide danoise de préparation.
Cela rend proINNOVFUNDING particulièrement intéressant.
Une entreprise peut supporter des dépenses de préparation importantes, soumettre sa proposition au Fonds pour l’innovation et finalement ne pas obtenir la subvention européenne. L’aide danoise de préparation peut néanmoins rester payable si toutes les conditions nationales et les exigences documentaires ont été respectées.
Il ne faut pas pour autant y voir une garantie de remboursement sans condition.
Si l’entreprise ne dépose pas sa candidature européenne, ne peut pas fournir le rapport d’évaluation requis ou enfreint les conditions de l’aide, le paiement danois peut être compromis.
L’entreprise doit également tenir compte du délai probable avant la disponibilité du rapport d’évaluation.
Une période importante peut s’écouler entre le dépôt de la proposition européenne et la réception du document nécessaire à la demande de remboursement danoise.
Pendant cet intervalle, la société peut devoir financer les rémunérations et les honoraires de conseil à partir de ses ressources disponibles.
Les prévisions de trésorerie devraient donc considérer la subvention danoise comme un remboursement futur attendu, et non comme un fonds de roulement immédiatement disponible pendant toute la préparation.
Obligations financières et exigences de vérification des comptes
Après l’attribution de la subvention danoise et l’achèvement des travaux de préparation, l’entreprise doit justifier l’utilisation des fonds.
Les conditions générales de l’Agence danoise de l’énergie prévoient que les comptes financiers définitifs doivent normalement être présentés dans les trois mois suivant la fin de la période approuvée du projet.
Les dépenses admissibles doivent être étayées par des documents financiers appropriés.
Les rémunérations internes doivent reposer sur les calculs salariaux applicables et sur un enregistrement documenté du temps de travail.
Les dépenses de conseil externe doivent être justifiées par des contrats, des factures, des preuves de paiement et d’autres documents établissant la nature des prestations.
L’entreprise doit également pouvoir expliquer pourquoi les services achetés étaient nécessaires à la préparation de la candidature européenne.
Les conditions générales imposent une gestion économe des fonds et peuvent nécessiter l’obtention de plusieurs devis pour les prestations sous-traitées lorsque cela est approprié.
Les bénéficiaires devraient donc conserver les documents relatifs à leur procédure de sélection des consultants.
Des obligations de vérification des comptes peuvent également s’appliquer.
Selon les conditions générales de l’Agence danoise de l’énergie, les demandes de remboursement portant sur 250 000 DKK ou davantage peuvent nécessiter un examen par un auditeur externe, sauf disposition différente dans la décision particulière d’octroi.
Cette règle peut également devenir pertinente lorsque plusieurs demandes de paiement de moindre montant atteignent ensemble le seuil prévu.
Les candidats envisageant de solliciter une subvention proINNOVFUNDING importante devraient donc vérifier si leurs comptes définitifs devront faire l’objet d’une certification externe.
Cette obligation peut entraîner un travail administratif supplémentaire et éventuellement des dépenses à prendre en compte dans la planification financière.
Les conditions générales de l’agence exigent également que les documents comptables et les justificatifs relatifs à la subvention soient conservés pendant au moins cinq ans à compter de la fin de l’année civile au cours de laquelle les comptes ou le rapport définitif ont été transmis.
Les modifications importantes du projet, de son calendrier ou de son budget peuvent nécessiter une autorisation préalable.
Il en va de même de certains changements concernant les propriétaires du bénéficiaire ou sa situation financière.
L’entreprise ne doit pas considérer qu’un budget approuvé peut être librement réaffecté sans tenir compte des conditions de la décision d’attribution.
Le non-respect des règles peut entraîner une réduction du paiement, le retrait de la subvention ou le remboursement de sommes déjà versées.
Le plafond des aides d’État de minimis
proINNOVFUNDING est soumis aux règles européennes relatives aux aides d’État de minimis.
Ces règles sont particulièrement importantes parce qu’elles limitent le montant cumulé des aides publiques concernées qu’une même entreprise peut recevoir pendant une période déterminée.
Selon le règlement (UE) 2023/2831 de la Commission, le plafond général est fixé à 300 000 euros pour une entreprise unique dans un même État membre sur toute période de trois ans.
Il ne s’agit pas d’un montant supplémentaire automatiquement disponible pour chaque nouvelle demande de subvention.
Le calcul doit tenir compte des aides de minimis pertinentes reçues auparavant ainsi que des règles applicables aux entreprises liées.
Par exemple, une entreprise danoise ayant déjà bénéficié d’importantes aides de minimis peut disposer d’une marge plus réduite pour obtenir une nouvelle subvention.
La structure de propriété peut également jouer un rôle, car la notion juridique d’entreprise unique peut englober plusieurs personnes morales.
Une société appartenant à un groupe doit donc vérifier si d’autres entreprises concernées du même groupe ont bénéficié d’aides influençant le calcul.
La page officielle du programme danois contient encore une référence à l’ancien règlement (UE) nº 1407/2013, tandis que le guide de candidature de janvier 2026 mentionne expressément le plafond de 300 000 euros.
Les candidats doivent se référer au cadre de minimis actuellement applicable et en confirmer les modalités auprès de l’autorité compétente.
La demande de subvention nécessite des déclarations concernant les aides publiques pertinentes reçues auparavant.
L’entreprise doit également examiner si les mêmes dépenses de préparation sont financées par un autre dispositif public.
Les règles européennes sur les aides d’État limitent les combinaisons qui dépasseraient les plafonds autorisés ou entraîneraient un double financement irrégulier.
Cela signifie qu’une entreprise ne devrait pas considérer proINNOVFUNDING comme une subvention supplémentaire sans restriction, pouvant se cumuler avec toute aide existante.
Les soutiens publics antérieurs doivent être examinés avant le calcul de la contribution danoise demandée.
Une entreprise dont le projet est techniquement admissible peut donc se trouver dans l’impossibilité de recevoir le montant maximal si sa marge disponible au titre du régime de minimis est insuffisante.
Une évaluation préalable gratuite avant la préparation d’une candidature importante
Le Danemark propose un service supplémentaire pouvant aider les entreprises à déterminer si leur projet destiné au Fonds pour l’innovation de l’UE est suffisamment mature.
Par l’intermédiaire de l’équipe chargée des financements européens de l’Agence danoise de l’énergie, les entreprises envisageant un projet danois admissible peuvent solliciter une évaluation préalable gratuite.
Ce service est distinct de proINNOVFUNDING.
Il ne constitue pas en lui-même l’attribution d’une subvention de 500 000 DKK et ne garantit pas l’admissibilité à l’aide de préparation.
La procédure commence par une description concise du projet, généralement limitée à une page.
L’Agence danoise de l’énergie examine d’abord si le projet semble pertinent et suffisamment développé pour justifier une analyse plus approfondie.
Si sa maturité paraît suffisante, il peut faire l’objet d’une évaluation indépendante réalisée par un conseiller figurant sur la liste des consultants de l’agence.
La procédure publiée dure environ trois semaines.
Pendant cette période, le conseiller se familiarise avec la technologie proposée, examine la maturité du projet et analyse la candidature au regard des critères d’évaluation du Fonds pour l’innovation.
L’examen permet d’identifier les principales forces et faiblesses.
Il peut également comprendre des discussions plus détaillées sur les calculs d’émissions, le caractère innovant, la préparation financière, le potentiel commercial ou d’autres domaines nécessitant des améliorations.
À la fin du processus, le candidat reçoit une appréciation de la maturité et de la compétitivité du projet, accompagnée de recommandations concernant les améliorations possibles.
Le conseiller peut aussi recommander d’envisager d’autres instruments de financement si le projet ne paraît pas suffisamment adapté au Fonds pour l’innovation.
Pour une entreprise confrontée à des dépenses importantes de préparation, ce service peut présenter une réelle valeur.
Une évaluation précoce peut aider la direction à éviter de consacrer plusieurs centaines de milliers de couronnes danoises à une candidature qui risque de ne pas satisfaire aux critères fondamentaux.
Elle peut également aider à déterminer les parties du dossier qui nécessitent le plus l’intervention de consultants externes.
Toutefois, une évaluation préalable positive reste un avis consultatif et non un engagement contraignant de la Commission européenne ou de l’Agence danoise de l’énergie.
Exemples réels de projets danois soutenus par le Fonds pour l’innovation de l’UE
Le Danemark a déjà démontré que ses entreprises industrielles et ses projets technologiques peuvent obtenir des financements substantiels auprès du Fonds pour l’innovation de l’UE.
Ces exemples permettent de comprendre les caractéristiques des projets qui parviennent à obtenir une aide européenne.
Ils doivent néanmoins être interprétés avec prudence.
L’obtention d’une subvention du Fonds pour l’innovation de l’UE ne prouve pas qu’un projet a également bénéficié de l’aide danoise proINNOVFUNDING pour préparer sa candidature.
En l’absence d’un document indépendant confirmant l’attribution d’une subvention danoise de préparation, il ne faut pas présenter les deux soutiens comme étant factuellement liés.
Greensand Future : transport et stockage maritime du carbone
Greensand Future constitue un exemple danois majeur d’infrastructure industrielle de gestion du carbone soutenue par le Fonds européen pour l’innovation.
En septembre 2026, le projet a marqué l’inauguration d’une chaîne intégrée à l’échelle commerciale destinée au captage, au transport et au stockage maritime permanent du dioxyde de carbone.
Le projet a reçu environ 41 millions d’euros de financement du Fonds pour l’innovation.
Ses activités prévues consistent à stocker environ 2,4 millions de tonnes de dioxyde de carbone sur huit ans dans l’ancien gisement pétrolier de Nini West, situé en mer du Nord danoise.
Ce projet montre comment plusieurs éléments techniques et opérationnels doivent être coordonnés au sein d’une infrastructure complexe.
Le captage du dioxyde de carbone ne constitue qu’une partie du processus.
Le projet doit également disposer d’une solution crédible pour le transport, le stockage en mer, la surveillance et l’organisation durable des opérations.
Du point de vue de la préparation d’une candidature, Greensand Future illustre l’importance de l’intégration technique, de la maturité industrielle et de la documentation des avantages environnementaux.
Cependant, sa subvention européenne de 41 millions d’euros ne doit pas être présentée comme la preuve qu’il a également reçu l’aide danoise proINNOVFUNDING.
ENDOR : développement de carburants synthétiques pour l’aviation
Un autre exemple danois documenté est le projet ENDOR, développé par Arcadia eFuels.
En mars 2026, l’entreprise a annoncé avoir signé une convention de subvention avec le Fonds pour l’innovation concernant ce projet.
ENDOR vise à produire des carburants synthétiques à partir d’électricité renouvelable et de dioxyde de carbone durable, avec le carburant synthétique pour l’aviation comme principal produit.
Le projet prévu repose sur un procédé industriel intégré associant l’approvisionnement en électricité, la production d’hydrogène, la fourniture de carbone et la synthèse de carburants.
Il illustre la complexité de la préparation d’une proposition de décarbonation industrielle reposant sur plusieurs systèmes technologiques et commerciaux interdépendants.
Une candidature crédible doit démontrer non seulement que chaque technologie peut fonctionner séparément, mais aussi que l’ensemble de la chaîne de production peut être développé, financé et exploité avec succès.
L’entreprise a publiquement confirmé la signature de sa convention de subvention européenne, mais l’annonce de mars ne permet pas d’attribuer au projet un montant précis sans documentation complémentaire.
Ce communiqué ne permet pas non plus de présenter ENDOR comme un bénéficiaire confirmé de proINNOVFUNDING.
Les enseignements de ces projets
Ces deux exemples mettent en évidence l’importance d’une planification technique et financière intégrée.
Les grands projets de décarbonation industrielle nécessitent davantage qu’un concept technologique prometteur.
Ils exigent des infrastructures crédibles, des plans d’investissement réalistes, des calendriers de mise en œuvre et des calculs environnementaux solides.
Ces exemples montrent également pourquoi la préparation professionnelle des candidatures peut constituer un travail considérable.
Une proposition réussie doit relier la technologie à un projet industriel financièrement viable et présenter des preuves que les évaluateurs peuvent examiner.
Cela crée une demande de compétences spécialisées en ingénierie, en environnement, en finance et en préparation de demandes de subvention.
Ce qu’a constaté la Cour des comptes européenne concernant les projets du Fonds pour l’innovation
Les risques financiers et opérationnels des grands projets innovants sont mis en évidence dans le rapport spécial nº 11/2026 de la Cour des comptes européenne.
Le rapport examine la mise en œuvre du Fonds pour l’innovation et relève d’importantes difficultés concernant les abandons de projets, les retards et les résultats obtenus par rapport aux réductions prévues des émissions de gaz à effet de serre.
Au 30 juin 2025, 228 projets avaient initialement été sélectionnés pour recevoir un soutien dans le cadre des concours de subventions du fonds.
Parmi eux, 20 s’étaient retirés avant la signature de leur convention de subvention.
Vingt autres projets avaient été interrompus après la signature de leur convention.
Au total, 40 des projets initialement sélectionnés avaient été abandonnés à cette date, soit environ 17,5 pour cent des 228 projets, ce qui représente approximativement un projet sur cinq.
Cette statistique concerne les projets initialement retenus pour un soutien, et non l’ensemble des candidatures présentées au Fonds pour l’innovation.
Elle ne peut donc pas être utilisée comme taux de rejet des candidatures au programme.
Les auditeurs ont souligné les difficultés liées à la préparation financière, à l’évolution des conditions du marché, à la réalisation des projets et à la disponibilité de financements complémentaires.
Ces conclusions sont directement pertinentes pour le programme danois de préparation des demandes.
Une entreprise peut développer une technologie innovante et présenter des calculs prometteurs de réduction des émissions tout en ne disposant pas d’un plan de financement suffisamment abouti.
Une installation industrielle peut, par exemple, dépendre de futurs contrats d’approvisionnement en électricité, de permis de construire, de fournisseurs d’équipements spécialisés ou de clients prêts à acheter sa production.
Si ces arrangements restent incertains, le projet peut subir des retards considérables même après avoir été sélectionné pour un financement.
La qualité d’une candidature doit donc être appréciée non seulement selon la façon dont elle décrit les avantages environnementaux attendus, mais aussi selon l’exactitude avec laquelle elle représente la maturité du projet et ses risques.
Les conseillers professionnels peuvent contribuer à identifier les hypothèses fragiles avant le dépôt de la demande.
Un conseiller financier peut constater que le projet repose sur un calendrier d’investissement irréaliste.
Un spécialiste de l’ingénierie peut repérer des risques d’intégration technique.
Un expert environnemental peut découvrir que les estimations de réduction des émissions nécessitent des preuves supplémentaires.
Le traitement précoce de ces faiblesses peut renforcer à la fois la proposition de financement et le projet d’investissement lui-même.
Comment organiser le travail des consultants externes spécialisés dans les subventions
La possibilité de financer les honoraires de conseil grâce à des fonds publics permet aux entreprises de travailler avec des spécialistes connaissant bien le Fonds pour l’innovation de l’UE.
Toutefois, la sélection et la gestion de ces conseillers doivent être considérées comme une partie importante du processus de candidature.
Une grande proposition de financement industriel nécessite souvent plusieurs disciplines professionnelles.
Le consultant principal chargé des subventions peut être responsable de la structure générale, de la rédaction et de la coordination du dossier.
Les ingénieurs fournissent les preuves relatives à l’innovation et à la mise en œuvre technique.
Les conseillers financiers préparent les modèles d’investissement, les modalités de financement et les calculs de coûts.
Les experts environnementaux élaborent l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre.
Des spécialistes juridiques ou réglementaires peuvent apporter des informations concernant les autorisations et les obligations de conformité.
L’entreprise devrait déterminer quelles compétences sont déjà disponibles en interne avant d’acheter des prestations supplémentaires.
Si son équipe d’ingénierie peut préparer les descriptions techniques de manière autonome, les dépenses externes peuvent être plus utiles pour la modélisation financière ou la vérification des émissions.
À l’inverse, une société dotée d’un service financier solide, mais peu expérimentée dans les candidatures aux subventions, peut tirer davantage profit d’une coordination externe spécialisée.
Le contrat de conseil doit définir les missions, les résultats attendus, les échéances et les modalités de paiement.
Une description précise des prestations est préférable à un engagement vague consistant à préparer une candidature gagnante.
L’entreprise devrait également examiner si les honoraires sont forfaitaires, calculés sur le temps consacré ou liés à des résultats définis.
La structure de rémunération proposée doit être compatible avec les conditions de la subvention nationale et les exigences documentaires applicables.
Un contrat de conseil ne devrait pas être conçu simplement pour utiliser la totalité de la contribution publique maximale de 500 000 DKK.
Les prestations doivent correspondre à un travail nécessaire et être facturées à un coût raisonnable.
Lorsque cela est pertinent, l’entreprise devrait demander plusieurs devis et conserver les éléments justifiant son choix de prestataire.
Cela contribue au respect de l’exigence de l’Agence danoise de l’énergie concernant une utilisation économe des ressources publiques.
Comment éviter les erreurs fréquentes dans la préparation des candidatures
Une erreur fréquente consiste à engager d’importantes prestations de conseil rémunérées avant de recevoir la décision d’attribution de la subvention danoise.
Puisque proINNOVFUNDING ne rembourse pas les dépenses de préparation rétroactivement, ces travaux peuvent se situer en dehors de la période admissible.
Une autre erreur consiste à mal comprendre le taux de financement.
Le montant annoncé de 500 000 DKK représente un plafond et non une somme fixe accordée à tous les candidats.
Une entreprise doit prévoir suffisamment de dépenses de préparation admissibles pour justifier la contribution demandée.
Les candidats peuvent également négliger la restriction particulière relative aux rémunérations internes.
Le programme danois autorise les coûts salariaux des employés de l’entreprise, mais la contribution publique affectée à cette catégorie ne peut dépasser la moitié de la subvention accordée.
Un candidat qui établit son budget sans tenir compte de cette restriction peut devoir modifier le montant demandé ou la répartition des coûts.
Une mauvaise classification des dépenses crée d’autres risques.
Les frais généraux de bureau, l’administration habituelle de l’entreprise, les équipements de production et les coûts de construction ne doivent pas être inclus simplement parce que le projet industriel principal est innovant sur le plan environnemental.
Seules les dépenses relevant des catégories admissibles de préparation et engagées pendant la période approuvée doivent être prises en compte.
Une quatrième erreur consiste à ne pas identifier le bon appel européen.
Le programme danois couvre les candidatures aux appels à subventions admissibles du Fonds pour l’innovation, mais pas les enchères concurrentielles.
Une entreprise préparant un dossier dans le cadre d’un mécanisme d’enchères exclu ne peut donc pas supposer qu’elle bénéficie du même financement national pour la préparation.
Une cinquième erreur consiste à accorder davantage d’importance à la rédaction qu’à la maturité technique du projet.
Le processus d’évaluation danois exige une note minimale pour chacun des critères.
Si le projet principal manque de maturité financière ou de preuves concernant les émissions de gaz à effet de serre évitées, une présentation écrite convaincante peut ne pas suffire à éviter le rejet.
Enfin, les candidats sous-estiment parfois le temps nécessaire aux rapports et au remboursement.
Une décision d’attribution ne supprime pas l’obligation de documenter les dépenses, de déposer la proposition européenne, d’obtenir le rapport d’évaluation correspondant et de respecter les exigences financières danoises.
Ces obligations devraient être intégrées au calendrier de préparation dès le départ.
Est-il intéressant de demander une subvention proINNOVFUNDING ?
Pour une entreprise danoise admissible préparant une candidature complexe au Fonds pour l’innovation de l’UE, proINNOVFUNDING peut représenter un avantage financier important.
Une contribution maximale de 500 000 DKK peut réduire sensiblement le coût des prestations de conseil spécialisées et des travaux de préparation réalisés en interne.
Sa valeur est particulièrement significative pour les projets nécessitant une documentation technique approfondie, des calculs environnementaux complexes et une modélisation financière détaillée.
Toutefois, le dispositif ne convient pas à toutes les entreprises recherchant un financement européen.
Le candidat doit être une personne morale immatriculée au Danemark, et le projet principal doit être réalisé dans ce pays.
La candidature européenne envisagée doit relever d’un appel à subventions admissible du Fonds pour l’innovation, et non d’une enchère concurrentielle exclue.
L’entreprise doit démontrer une maturité technique, financière et opérationnelle suffisante pour atteindre les seuils de l’évaluation danoise.
Elle doit également pouvoir financer la partie des dépenses de préparation qui n’est pas couverte par l’aide publique.
Le calendrier des dépenses est particulièrement important, car les coûts engagés avant la décision danoise ne peuvent pas être réclamés rétroactivement.
De plus, l’entreprise doit gérer la période comprise entre la préparation de la candidature européenne et l’obtention des documents nécessaires au remboursement danois.
Ces conditions montrent que proINNOVFUNDING doit s’inscrire dans une stratégie de financement réfléchie.
Un candidat solide comprendra les exigences du concours européen concerné, disposera d’un projet industriel crédible et saura identifier les travaux de préparation nécessitant des compétences spécialisées externes.
Le dispositif est moins adapté aux entreprises qui n’ont pas encore établi la faisabilité fondamentale de leur projet ou qui ne peuvent pas démontrer le degré de maturité attendu par le Fonds pour l’innovation.
Pour ces entreprises, le service gratuit d’évaluation préalable proposé par l’Agence danoise de l’énergie peut constituer une étape initiale plus appropriée.
Évaluation finale : pourquoi la subvention danoise destinée à la préparation des demandes est importante
Le programme danois proINNOVFUNDING répond à une difficulté souvent négligée du financement public de l’innovation : préparer une demande de subvention compétitive peut nécessiter des dépenses considérables avant même qu’un financement de projet ne soit obtenu.
Pour les projets de décarbonation industrielle, cette préparation ne constitue pas une simple formalité administrative.
Elle implique des analyses techniques, des calculs des émissions de gaz à effet de serre, une modélisation financière, une planification des investissements et la coordination de plusieurs spécialistes.
La forte concurrence au sein du Fonds pour l’innovation de l’UE rend particulièrement importantes la qualité et la crédibilité de ces travaux.
En 2026, le Danemark a prévu 10 millions de DKK pour aider les entreprises admissibles à préparer leurs candidatures, avec une contribution pouvant atteindre 500 000 DKK par dossier et couvrant au maximum la moitié des dépenses admissibles.
Le programme permet aux entreprises de financer une partie du travail de préparation de leurs propres salariés ainsi que des services de spécialistes externes, notamment des professionnels de la rédaction de demandes de subvention.
Le financement reste néanmoins soumis à des conditions.
Le projet principal doit satisfaire aux exigences danoises d’admissibilité, présenter une qualité suffisante au regard des cinq critères d’évaluation et respecter les règles financières et administratives du programme.
La subvention nationale ne garantit pas le succès du concours européen. Elle ne finance pas non plus la construction ou l’exploitation de l’installation industrielle envisagée.
Les candidats doivent également prendre en compte le plafond de minimis, la limite applicable aux rémunérations internes, les dates d’admissibilité des dépenses et les conditions de remboursement.
L’enseignement général dépasse le seul cas du Danemark.
Les demandes de financement européennes complexes nécessitent de plus en plus des compétences complémentaires et une préparation financière rigoureuse.
L’innovation technologique seule peut s’avérer insuffisante si le projet manque de preuves environnementales crédibles, de maturité financière ou d’un plan de réalisation réaliste.
Pour les entreprises recherchant un accompagnement spécialisé, des plateformes telles que i-grants.com peuvent faciliter la mise en relation avec des professionnels de la préparation des demandes de subvention et des conseillers expérimentés dans les dossiers de financement exigeants.
Le programme danois montre comment les financements publics peuvent soutenir non seulement le développement de technologies innovantes, mais aussi le travail professionnel nécessaire pour accéder aux capitaux permettant leur exploitation commerciale.
Pour les entreprises danoises admissibles, l’enjeu ne consiste pas simplement à recevoir 500 000 DKK pour préparer une demande. Il s’agit de réduire le coût financier de l’élaboration d’une proposition crédible, techniquement mûre et compétitive auprès de l’un des instruments européens les plus importants pour le financement de l’innovation industrielle.
